Ouidah, ville afro-brésilienne
Façades colorées, familles aux noms portugais, mascarade de la Bourian : l'histoire de Ouidah se lit des deux côtés de l'Atlantique.

Au XIXe siècle, d'anciens esclaves affranchis revenus du Brésil, des commerçants brésiliens et leurs descendants se sont installés sur la côte du golfe du Bénin. On les appelle les Agudas. À Ouidah, leur présence se lit encore dans les noms de famille (de Souza, da Silva, d'Almeida…), dans la cuisine et dans l'architecture. La Bourian, mascarade d'origine brésilienne, accompagne toujours les fêtes de la communauté.
Une architecture métissée
Maisons à étage, balcons, frontons ornés, couleurs pastel : le style afro-brésilien s'inspire des demeures de Salvador de Bahia en y mêlant savoir-faire local. La villa Ajavon, construite au début des années 1920, en est l'un des exemples les plus connus. Bien d'autres façades, parfois fatiguées, jalonnent le centre historique.
La famille de Souza
Francisco Félix de Souza, dit Chacha, négociant brésilien installé à Ouidah au début du XIXe siècle, fut l'un des principaux intermédiaires de la traite entre le royaume du Danxomè et les Européens. Sa place, où se tenaient les enchères, est aujourd'hui le point de départ de la Route de l'Esclave. Cette histoire complexe, où se mêlent mémoire de la traite et héritage culturel, est au cœur de l'identité de la ville.
Des deux côtés de l'Atlantique
Chaque année, des visiteurs venus du Brésil viennent à Ouidah sur les traces de cette histoire commune, et les liens culturels entre Bahia et le golfe du Bénin restent vivants.



