La Route de l'Esclave, de la place Chacha à la Porte du Non-Retour
Environ quatre kilomètres de piste et six étapes de mémoire : le dernier chemin des captifs sur le sol africain.

Ouidah fut, aux XVIIIe et XIXe siècles, l'un des plus grands ports de la traite négrière sur la côte africaine. Des centaines de milliers de femmes, d'hommes et d'enfants y ont été embarqués de force vers les Amériques. La Route de l'Esclave, aménagée au début des années 1990 dans le cadre du programme de l'UNESCO « La Route de l'esclave », retrace leur dernier chemin.
Les étapes
La visite commence sur la place Chacha, ancienne place des enchères, où les captifs étaient vendus. Elle se poursuit jusqu'à l'Arbre de l'Oubli : selon la tradition, on y faisait tourner les captifs pour leur faire oublier leur nom, leur famille et leur terre. Vient ensuite l'emplacement de la case Zomaï, où ils étaient enfermés dans l'obscurité avant le départ.
À Zoungbodji, un mémorial rappelle la fosse commune où étaient jetés ceux qui mouraient avant l'embarquement. Plus loin, l'Arbre du Retour était le lieu d'un dernier rite : en tournant autour, les captifs espéraient que leur âme reviendrait un jour au pays.
La Porte du Non-Retour
La route s'achève sur la plage, devant la Porte du Non-Retour, arche monumentale tournée vers l'Atlantique. C'est l'un des lieux de mémoire les plus forts du continent, et un lieu de recueillement pour les descendants venus des Amériques et des Caraïbes.
Conseils
Comptez un peu plus d'une heure à pied, davantage avec les explications d'un guide, vivement recommandé pour comprendre chaque étape. Partez tôt le matin pour éviter la chaleur : l'aube sur la Porte du Non-Retour est un moment à part.



