Vodun et masques gèlèdè : Porto-Novo, ville de cultes et de fêtes
Couvents, places de danse et sorties de masques : à Porto-Novo, les traditions se vivent au rythme des cérémonies.

Photo : Caroline Léna Becker — CC BY-SA 4.0 — Wikimedia Commons
Porto-Novo est un carrefour : Goun, Yoruba, descendants des Agudas venus du Brésil, chrétiens, musulmans et adeptes du vodun y vivent côte à côte. Cette diversité se lit dans la ville, où un temple vodun peut se trouver à quelques rues d'une église ou d'une mosquée.
Le vodun
Les divinités vodun sont honorées dans des couvents et sur des places de quartier. Lors des cérémonies, tambours, chants et danses accompagnent les adeptes ; certaines sont publiques, d'autres réservées aux initiés. Début janvier, autour de la fête nationale des religions endogènes, les célébrations sont particulièrement nombreuses.
Les masques gèlèdè
Venus des communautés yoruba-nago, les masques gèlèdè rendent hommage aux mères et à la puissance féminine. Les danseurs portent des masques de bois sculptés et peints, souvent surmontés de scènes de la vie quotidienne, et des costumes chatoyants. Partagée avec le Nigeria et le Togo, la tradition gèlèdè est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.
Assister à une cérémonie
Une cérémonie n'est pas un spectacle : passez par un guide ou une personne de la communauté, demandez toujours avant de photographier et suivez les consignes. Le musée ethnographique de Porto-Novo présente une belle collection de masques, utile pour comprendre ce que l'on verra.

